Il a fait son écolage au Cercle et au Club Bruges avant d'aller à Vitesse, mais Siebe Blondelle (23 ans) n'est connu que depuis le 28 novembre passé, après sa terrible collision avec Daniël Zitka.
Les dégâts étaient immenses : le gardien tchèque souffrait d'une terrible fracture à la cheville, devait également être opéré au genou et avait perdu deux dents. Cinq mois plus tard - à la veille de ses retrouvailles avec Anderlecht et Zitka -, Blondelle témoigne.
Le 28/11 à 22h11."Nous étions menés 0-2. J'étais monté pour réduire le score. Je pensais faire une tête sur un centre au premier poteau, mais j'ai reçu un terrible coup sur la tête. Je pensais que c'était un défenseur. Ce n'est que par après que j'ai su que ce furent les dents de Zitka. La plaie dans mon crâne a été recollée. J'ai eu de la chance. Zitka était bien plus arrangé."
Le 28/11 à 22h20."J'étais inquiet. Zitka avait été emporté en civière (NdlR : il était même tombé à terre, parce que la bénévole de la Croix-Rouge n'avait pas réussi à le porter). Ariël Jacobs m'avait autorisé à rentrer dans le vestiaire. Zitka était allongé sur la table de massage, entouré par tous ses équipiers. Il souffrait. Je crois que je lui ai dit : 'Mes excuses, Daniel. Ça va ?' Il a marmonné quelque chose en tenant les gants devant la bouche."
Le 28/11 à 23h30."Boskamp m'a donné le numéro de GSM de Zitka. De plus en plus, je craignais que j'eusse provoqué la fin de sa carrière. Je lui ai envoyé un SMS. Heureusement, il m'a rappelé le lendemain, en disant qu'il ne m'en voulait pas. J'attends avec impatience le moment où il se retrouvera entre les perches. Je sais que Schollen et Proto seront de sérieux concurrents pour le poste de n°1, mais Zitka est un dur."
Le 29/11 à 1h. "Cette nuit, je devais aller au mariage de mon frère. Tout le monde voulait savoir ce qui s'était passé. Je n'ai pas beaucoup dormi. Mais personne ne m'a fait de reproches, même pas les supporters d'Anderlecht. J'espère qu'ils ne me siffleront pas, samedi. Tout le monde comprend que je n'ai pas voulu le blesser volontairement."
Le 6/12 à 20h. "On jouait à Mons. J'avoue que par après, j'ai plus réfléchi en allant au duel. Je ne me retenais pas, mais quand même... Maintenant, je vais à nouveau à fond. Il le faut bien, afin que nous nous sauvions..."